
Par Falonne Exinard
En tant que personne qui aime l’art et continue un parcours scolaire où mon apprentissage de celui ne cesse d’évoluer, je n’ai peut-être pas autant faite de visite de musées ou découvert de nouveaux ou nouvelles artistes en 2025, mais j’ai eu de belles expériences artistiques. Ces expériences sont L’histoire est dépeinte par les vainqueurs qui est une l’exposition solo de Kent Monkman et le MOMENTA Biennale d’art contemporain. Deux événements différents, mais qui aborde le sujet de l’image et de l’histoire dans leurs explorations artistiques.

L’histoire est dépeinte par les vainqueurs est la plus grande exposition consacrée à Kent Monkman, artiste canadien et membre de l’ocêkwi sîpiy (Nation crie de Fisher River), qui est accessible au public jusqu’au 8 mars 2025 au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Cette exposition cherche à donner un regard subversif sur notre histoire en renversant les discours coloniaux et offrir une nouvelle perspective sur notre passé et notre présent. Cette histoire est surtout celui des peuples autochtones. peuples dans des références et des citations artistiques et de la culture littéraire.
ouvent mis de côtés et où la bataille pour leurs droits et le respect n’est toujours pas terminer, cette exposition touche à des sujets de l’air coloniale, mais aussi celui du monde contemporain en mettant en scène ces peuples dans des références et des citations artistiques et de la culture littéraire. Ici, les vainqueurs ne sont pas les colons, mais les histoires et la résistance des peuples autochtones. Ce sont eux qui guident le narratif et revisitent l’histoire pour la rectifier. Une des œuvres qui représente bien mon propos est Le triomphe de l’espièglerie (2007).

Œuvre faites en peinture acrylique. Elle rassemble pour moi une grande partie du message de cette exposition. Elle utilise l’image de peintres, de mythologie et de récits dominants venant de plusieurs époques et de lieux pour les questionner et les remettre dans un contexte qui montre un certain manque de reconnaissance et d’autorisation de leurs inspirations qui viennent souvent de peuples colonisés. Cette rectification est principalement faite à travers son alter-ego Miss Chief Eagle Testickels. Pouvant être perçu comme vulgaire, cet alter-ego n’existe pas pour nous faire du bien, mais plutôt pour nous questionner et aide l’artiste à explorer une identité fluide sexuellement dans ces œuvres.
Je pense que cette exposition est incontournable pour toute personne intéressée par l’art, l’histoire ou qui veut apprendre plus sur ces récits oubliés, effacées et changer par la colonisation. Elle est un bel exemple d’utiliser l’art pour éduquer et mettre les gens à jour sur des problèmes du passé, mais aussi du présent avec la crise climatique, de la protection de l’environnement et les traumatismes intergénérationnels des peuples autochtones. Un autre événement dans le monde de l’art qui reprend la thématique de l’image est le MOMENTA Biennale d’art contemporain.
Cet évènement à son importance puisqu’il est montréalais et se déroule tous les deux ans en touchant le public des musées, des galeries et des centres d’artistes de la métropole. Elle met en avant des artistes d’ici et d’ailleurs et veulent attiser la curiosité et la réflexion. Pour cette édition, le thème était l’éloges de l’image manquante. Une thématique qui peut paraitre vague ou flou à première vue amène une très belle exploration artistique et un bon questionnement. Voulant s’interroger sur les enjeux contemporains de l’image et les conséquences actuelles de ces dynamiques complexes de la fabrication de ces récits avec l’image.

On arrive à la question du qui, du comment et du pourquoi. Sachant que la photographie à changer la manière dont on archive et traverse le monde dans ces récits souvent capturé par un flash. Puisque cet événement incorpore plusieurs participants, j’ai pu voir des œuvres liées à ce Biennale dans différents musées. L’expérience était intéressante, mais aussi très enrichissante puisque la thématique est précise dans son idée, mais pas dans son exécution ce qui a donné des œuvres provocantes et diversifiée avec les médiums utilisés.
Par exemple On Lies, Secrets and Silence qui est une l’exposition solo à VOX de Frida Orupado, l’artiste explore l’image du corps surtout de la femme noire dans les représentations historiques à travers des archives vernaculaires ou numériques avec la photo, la vidéo et le collage. Elle amène cette représentation du corps subjective qui est politique, esthétique et érotique souvent forcés sur les femmes noires et qui est toujours d’actualités. Il y a aussi l’installation vidéo Bêtise Humaine de Joyca Joumaa au Musée d’art contemporain de Montréal qui est juxtaposition d’extraits du seul match amicale de soccer France-Algérie de 2001 et le film La bataille d’Alger (1996) qui met en lumière le passé coloniales et les tensions contemporaines en montrant comment le sport peut devenir un outil politique et diplomatique.
Puis, il y a l’installation Nuna Aliannaittuq de Maureen Gruben au Musée d’art contemporain de Montréal qui explore l’érosion des territoires arctiques et la résilience des communautés inuvialuite avec des œuvres qui montre un travail de collaborations. Elle fait l’utilisation de matériaux locaux pour souligner ce lien profond entre la culture et l’environnement.
Tous des œuvres qui font l’usage de l’image de manière complètement différentes, mais arrive à nous questionner et nous marqués avec une grande puissance. Ces événements sont importants à parler, car ils font partir de notre riche culture en art, mais aussi amène l’art à être un point de départ à la discussion et le partage de récits dans un monde où la réflexion et la remise en question n’est plus quelque chose qu’on pousse les gens à faire.



Leave a Reply